La prophétie du Dà (épilogue)

Vendredi, février 26th, 2010

Epilogue

Sept ans plus tard dans une petite ville au fin fond du japon. Après la grande place vous tournez à gauche puis à droite et vous vous retrouverez dans une petite rue. Vous apercevrez dans celle si une vieille pancarte d’une librairie. Sur cette enseigne est dessiné un magnifique dragon mais la porte du magasin et les rideaux sont fermés. Une petite pancarte annonce la fermeture de la boutique durant les vacances d’été. Cet endroit n’a absolument pas changé. Si l’on pénètre dans les lieux, le comptoir est toujours à sa place, les étagères de vieux libres poussiéreux sont toujours là et même le fauteuil trône à l’entré comme si le temps s’était arrêté à la mort de Yuntsaï. Pourtant, l’endroit semble avoir perdu un peu de vie en l’absence de cette dernière. On pourrait même croire que l’endroit est très peu habité.

Cependant au loin le rire d’une petite fille résonne. Un rire doux et joyeux… Un rire provenant de l’arrière boutique. La grande porte donnant sur le jardin est ouverte et une immense lueur remplie la petite pièce de sa chaleur. Une petite fille aux longs cheveux noirs, court dans le jardin avec un petit cerf-volant tout en affichant un petit sourire enfantin et adorable. Une petite lueur brille à l’intérieur des se magnifiques yeux noirs. Des yeux tout comme sa défunte mère, le portrait craché de Yuntsaï.

L’enfant ne cesse de courir tout en tirant l’objet derrière elle sous le son des grillons quand sans s’en rendre compte elle trébucha à terre et se mit à chouiner. Un grand homme alla alors s’accroupir à ses côté et la prit légèrement dans ses bras.

- Chut Ameï… Ce n’est rien…

Ameï continua à légèrement à se plaindre et c’est les yeux légèrement larmoyant qu’elle fixa Siméon.

- Fait moi un bisou magique… Dit-elle d’une petite voix.

L’homme lui caressa légèrement les cheveux puis alla poser un baiser sur la petite égratignure que s’était faite Ameï au genou. Aussitôt fait, le mal avait disparu et le petite fille afficha un grand sourire puis se mit à rire de joie tout en se jetant dans les bras du démon.

- Ze j’t’aime. Dit-elle en lui faisant un bisou sur la joue.

Siméon ne put s’empêcher de sourire à son tour et alla câliner Ameï. Cette petite fille qu’il élevait comme son propre enfant. La petite brunette s’écarte légèrement tout en mettant ses bras derrière son dos.

- Z’aime aussi Vavila même s’il ne parle pas…

A peine avait-elle dit ces mots qu’elle reprit son cerf-volant et se remit à jouer.

Siméon la regarda s’éloigner et peu à peu son sourire s’effaça. Se redressant, le démon se retourna légèrement et fixa, un individu assit dans un fauteuil à l’ombre d’un parasol.

Le regard dans le vide, les yeux qui auparavant faisait peur à tout le monde avait perdu de leur éclat. Cependant, alors que le démon se rapprochait de l’homme, ces deux yeux se levèrent vers lui. Mais aucune lueur n’y apparue. Ils suivaient juste les mouvements du démon qui venait de s’accroupir devant Vavila.

-Tu as entendu mon amour… ? Amei t’aime… Et moi aussi tu sais… fit Siméon tout en caressant la pâle joue

Se redressant à nouveau, il leva les yeux vers le ciel. Apparemment un orage s’annonçait. Il était temps de rentrer…

-Ameï ! On rentre ma puce ! Il va pleuvoir…

La petite fille s’arrêta net mais aucune protestation ne sortit de ses lèvres. Elle tira sur la corde de son cerf-volant que le vent commençait à malmener et le descendit au sol. Siméon avait déjà prit Vavila dans ses bras et s’apprêtait à rentrer. La petite fille arriva rapidement et il la laissa entrer en premier, passant la porte à sa suite. Ameï semblait avoir déjà filé dans sa chambre aussi Siméon se dirigea vers le salon où il déposa Vavila dans un fauteuil non sans oublier de déposer un baiser sur sa tempe.

Sept ans. Sept ans avaient passé depuis ce jour. Sept années que Vavila n’avait plus ouvert la bouche après les derniers mots d’amour prononcés à l’égard de Siméon. Le démon s’était d’ailleurs assit dans le sofa et avait prit le livre posé sur la table basse, l’ouvrant à la page cornée. Ameï déboula prestement et se réfugia tout contre lui. Dans ses grands yeux sombres, on pouvait y lire la demande expresse de connaître la suite de l’histoire. Siméon avait sourit puis avait commencé sa lecture. Dans son fauteuil, Vavila ne réagissait pas. Seuls ses yeux rivés sur Siméon étaient les témoins de la vie qui coulait encore dans ses veines.

La voix douce et grave du démon raisonnait dans la pièce sans aucun autre son. Vavila semblait l’écouter mais, qui peut savoir ce qu’il se passe dans la tête d’un homme de 28 ans qui n’a aucune réaction depuis plus de sept ans ? La véritable question était plutôt de savoir ce qui avait mit cet homme là dans cet état. Personne ici présent n’avait la réponse. Personne du monde de la magie ne l’avait non plus.

Dans les premiers temps, Siméon avait trouvé cela normal. Le choc de la bataille, la vue de tous ces corps déchiquetés, morts, baignant dans leur sang… Vavila n’avait jamais connu cela auparavant, normal donc qu’il soit choqué. Mais le temps avait passé et Vavila ne réagissait toujours pas. Toute vie semblait avoir disparue de son corps si ce n’est qu’il suivait toujours Siméon du regard.

Le démon avait bien entendu parlé de son cas aux grands du monde sorcier. Plusieurs mages, exorcistes et autres sorciers étaient venus rendre visite à Vavila mais aucun n’avait réussit à lui faire recouvrer la parole. Vavila s’était muré dans un mutisme sans faille. Siméon s’en était grandement inquiété mais avait finit par s’habituer… Tout comme Renel qui avait finit par aller les voir une bonne semaine après la victoire. Le jeune homme qui frôlait à présent les 25 ans devait d’ailleurs venir déjeuner à la boutique aujourd’hui. Il était devenu, bien malgré lui, le premier et unique soutient de Siméon alors que Vavila était devenu l’ombre de lui-même.

C’était un soutient invisible mais, le métis s’était bien aperçut que le démon se reposait sur lui pour certaines choses… Toutes en rapport avec Vavila. Ce dernier ne faisait plus rien par lui-même. Il fallait le lever, le laver. L’habiller, le nourrir. Lui lacer ses chaussures que Siméon continuait de lui mettre même s’il ne marchait plus… Et parfois, tout ça pesait lourdement sur les épaules de Siméon.

Le démon ne se mettait jamais en colère, mais cela se voyait lorsqu’il n’en pouvait plus… Il avait pour ainsi dire deux bébés à charge alors que le monde sorcier lui avait confié la garde d’Ameï. Aussi, Renel faisait en sorte d’être toujours à proximité, déchargeant le plus souvent possible Siméon en s’occupant de Vavila pendant que le démon jouait avec la petite, se reposait… Et Vavila ne réagissait toujours pas.

Le démon était sans doute celui qui s’était le plus tordu l’esprit quant à la raison de ce changeant brutal et total de l’élu. Il lui est arrivé plusieurs fois d’avoir envie de le secouer, de lui crier dessus, de le laisser seul, de le haïr même ! Mais il n’avait pas put… Il restait irrémédiablement et inconditionnellement amoureux de Vavila. Et c’était sans doute la chose qui le faisait le plus souffrir. La bataille avait été sa première source, mais il était à présent bien certain qu’elle n’en était pas la seule cause. Il s’était passé tellement de chose au cours des derniers mois avant la bataille, cela pouvait être n’importe quoi d’autre…

A commencer par la connaissance brutale de ses pouvoirs et de son statut d’élu. Vavila s’était toujours cru un simple humain, rejeté par ses congénères à cause de ses yeux étranges. Vavila n’était qu’un simple jeune homme qui avait été recueillit par une femme, certes étrange, mais jamais le garçon n’avait pensé que cette dernière était une sorcière. Gardienne de la plus grande puissance de l’univers. Et puis son entrée brusque dans le monde des combats et l’apprentissage de la magie. Toutes ces créatures auxquelles Vavila ne croyait plus depuis qu’il avait passé l’âge d’avoir peur du noir… Ce refus obstiné d’accepter qu’il était lié à Siméon, cette créature qu’il ne connaissait ni d’Adam ni d’Eve et qui était son équivoque… C’est vrai. Au début, Vavila ne pouvait pas voir Siméon en peinture, alors que le démon était déjà et depuis longtemps amoureux de lui… Les disputes, les piques lancées à tord et à travers, les lapsus, les pleurs aussi… Et puis cet instant magique où ils avaient unis leur corps. Cette nuit qui avait certainement changée leur vie à jamais alors que toute la ville avait été submergée par leur aura magique. Et puis Nazar. Aaaah, Nazar… Celui qui s’était d’abord présenté sous la forme de Jihao. Siméon n’avait jamais pu sentir cet homme… Et à présent, il se sentait vraiment idiot de ne pas avoir sentit plus tôt que ce bellâtre était son ancien geôlier. Et le baiser qu’il lui avait volé alors qu’il était déjà mort…

Revenir sous sa forme de fantôme alors que Vavila venait de lui planté son épée dans le cœur ! A ce moment là de la bataille finale, Siméon n’était pas en état de réagir… Il était trop las, trop fatigué pour bouger le moindre muscle… Et étrangement, il avait retrouvé toutes ses forces lorsque Vavila était tombé. Les dernières paroles du jeune homme, avaient été pour Siméon… Tout ceci tournait et retournait dans l’esprit du démon, sans pouvoir trouver la véritable clef du problème. C’était pourtant la chose qui avait le plus énervé Siméon qui était cette clef. Qui aurait du mettre la puce à l’oreille de Siméon…

C’était juste un petit excès de magie dans ce monde où tout est possible. C’était le fantôme de Nazar qui avait mit Vavila dans cet état. C’était une part de la magie inconnue à Siméon. Le baiser d’un fantôme amoureux… Le plus redouté mais aussi le plus méconnu du monde magique. Celui qui scinde les âmes en deux…

En embrassant Vavila avant de s’évanouir dans les airs, Nazar lui avait arraché son âme. Une âme tachée par les derniers mois écoulés et qui s’était retrouvée face au dilemme de son existence. Elle s’était retrouvée face à deux cœurs profondément amoureux et n’avait put choisir l’un des deux. Aussi, elle s’était déchirée en deux. Une partie s’était volatilisée avec le fantôme de Nazar et l’autre avait rejoint celle de Siméon. C’est pour cela que le démon avait soudainement retrouvé toutes ses forces. Et c’est ça que Siméon aurait du comprendre…

Vavila n’avait donc plus d’âme, seul la volonté de son corps subsistait et c’est pour cela que, puisqu’il avait choisit Siméon, que ses yeux se posaient et suivaient le démon dans le moindre de ses faits et gestes.

A présent, certes tout le monde était réunit mais rien n’était plus comme avant… Et quelque part, dans ce vaste monde, un fantôme à l’allure d’un très bel homme aux longs cheveux, se baladait, invisible au monde des vivants et gardait précieusement en lui cette moitié d’âme qui le maintenait entre la vie et la mort… Les blessures d’amour ne peuvent guérir que par celui qui les a faites mais il subsiste toujours des horreurs et des rêves perdus.


La prophétie du Dà.

FIN

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10 Responses to “La prophétie du Dà (épilogue)”

  1. Snif, snif …
    J’aurais tellement voulu une fin à l’eau de rose.
    Tant pis, ça fait tout de même plaisir de connaître la fin.
    Bonne continuation

    Sid : arf, tout ne peux pas bien se finir… (et puis on voulait pas de fin nian-nian nous xDDD)
    bah, y’a quand même une certaine pointe d’espoir… avec le fantôme qui se balade x)

  2. Waaaaaaaa!!!!
    Alors, de un, hier en lisant la fic sur mon portable, j’ai failli me mettre à gueuler! lol oui, je m’étais arrêter au chapitre 19, croyant que c’était la fin lol
    Puis, ce matin (enfin… vers 11h45) bah je vois qu’en fait, c’était pas la fin!!! *youpi* xD
    Alors, franchement, j’aime!!! Bon, on a beaucoup attendu pour avoir cette, fin… lol Et puis, l’âme qui se scinde en deux… *kyaaaaaaaaaa*
    Pauvre Siméon, m’enfin… voilà quoi!!
    Merci pour cette fic, bravo les filles!! Et bonne continuation pour les futures!
    Bisou =)

    Sid : wesk Mako ! x)
    j’crois que tu sera une des rare à aimer cette fin mdr
    sinon on a un nouveau projet en tête… x)
    je l’annoncerais sur mon blog lorsqu’il sera lancé xDDD
    (c’est un truc assez spécial et inédit, on va faire un blog spécial pour ça ^^)

  3. lol j’ai l’habitude des fin triste!! lol
    Hâte de lire le nouveau projet!!!! *niark*
    Quelque chose… d’assez spécial??!!! Inédit??
    Faire un BLOG SPÉCIAL POUR CA??!!
    TROP HÂTE!!!!! :p

    Sid : faut juste attendre un peu x)

  4. NOOONNN !!!!!   C’EST VRMT TROP TRISTEEE  J’aurais aimé que Vavi et Siméon vivent une vie merveilleuse et pleine de joie, Pauvre Vavi d’amour je l’aime tellement <3  Non mais c’est cruel de le laisser ainsi pauvre chou TT________TT  mais boon très heureuse d’avoir enfin la fin de cette magnifique histoire ^^

    Sid : c’est la vie… tout n’est pas tout beau tout rose x)
    et comme je le disais à Mako, on voulait pas d’une fin trop guimauve lol
    mais merci du compliment ! dit le sur le blog de Vanou aussi ;)
    (c’est pas juste que ça soit moi qui ai tous les commentaires lol)

  5. Oh lala… c’est triste et moi qui pensais que ce serait une fin dans la joie et la bonne humeur mais là, c’est un demi happy-end.
    Bref, même si c’est triste, c’est émouvant. J’ai beaucoup aimé la fin de cette histoire que j’attendais avec impatience.
     
    Voili voilou
     
    Zoubis

    Sid : et bah non… x) demi-happy-end… oui, c’est pas faux…
    mais il reste un petit espoir, ne pas le nier =p

  6. Heureuse d’avoir pu lire enfin la fin de cette histoire que j’ai particulièrement apprécié!!
    Je trouve que l’idée que Vavila se soit scinder en deux pour répondre à l’amour des deux est vraiment une magnifique preuve d’amour, mais je trouve dommage qu’il ne soit pas plus réactif avec Simeon, comme ça on aurait eu le droit à un dernier lemon explosif!!
    Trés belle fin, bravo à vous deux!!

    Sid : mais tu sais Dydou, Vavi il était pas amoureux de Nazar u.u c’est assez compliqué quand même ce qu’on a fait x)
    on a totalement dissocié l’âme de Vavila de sa volonté lol son âme ne prend pas en compte ses désir, seuls ceux des autres autour d’elle… enfin bref x)
    <3

  7. ah c’est trop pas juste pour siméon =(
    mais je trouve ça sympa l’idée que l’âme de Vavi soit scindée en deux… Même si je regrette qu’il n’est pas fait un choix plus… raisonnable =P ben oui si il n’avait choisi que Siméon ça nous aurait fait une fin à l’eau de rose et j’aime les fins à l’eau de rose ^^
     
    Bravo à vous deux dans tous les cas =)

    Sid : mais Vavil n’a fait aucun choix ! x)
    comme je l’explique dans le com’ juste avant le tien, on a totalement dissocié l’âme de Vavila de sa volonté !
    évidement que Vavila serait resté en entier et avec Siméon s’il l’avait put x) mais son âme à rencontré deux personnes qui l’aimait à la folie et n’ayant pas vraiment de volonté, elle n’a pas fait de choix et s’est séparée en deux…
    compliqué hein ? mdr
    <3

  8. Mais oui le fantôme pourquoi n’y ai je pas pensé plus tôt ??
    Bon bein à quand la suite alors ?  ;-D
    Ou peut être une fin alternative… =-]
    Dans tout les cas Bravo pour l’imagination et Bonne continuation !!!

    Sid : à quand ? à jamais x)
    y’aura pas de suite ni de fin alternative lol
    sauf si tu veux l’écrire x) je me ferais une joie de la poster sur mon blog en tant que « fan fiction » ^^
    <3

  9. Je viens de me rendre compte qu’une bonne majorité des lecteurs et lectrices (si ce n’est pas la totalité =]) avait envi d’une fin plus « gay » xxxxD
    Alors je lance une pétition pour une fin alternative afin de contenter la « faim » des yaoïstes en herbe qui te suive dans « toutes tes aventure ».
    XXD

    Sid : pétition ou pas on écrira rien de plus avec Vanou xD
    écrit la cette fin alternative si tu la veux tant ! mdr

  10. J’aime beaucoup la phrase de conclusion. Elle est très jolie et je trouve cette fin magnifique.
    Une âme scindée en deux parties pour deux coeurs qui ont éperdumment aimé une seule personne. C’est un truc qui ressemble à de la magie (sans mauvais jeux de mot -_-’ )
    Je trouve ça terriblement mignon…pas que ce soit vraiment triste mais terriblement touchant n_n
     
    Merci encore pour tes écrits, c’est un réel plaisir de les lire :P
     
    ^^

    Sid : correction ! x)
    Vavila n’a pas aimé Jihao/Nazar, il n’a vraiment été amoureux que de Siméon xD
    mais Siméon et Nazar ont tous les deux éperduement aimé Vavila…
    et comme je l’explique dans deux commentaires plus haut que le tien, l’âme de Vavila et sa propre volonté sont deux choses distinctes !
    Vavila n’a pas choisit que partager son âme en deux… son âme ne prenait pas du tout en compte que Vavila aimait Siméon, elle s’est juste retrouver face à deux personne qui l’aimait et comme elle n’a pas de volonté propre, elle n’a pas put faire de choix et s’est scindé en deux ^^
    mais en tout cas contente que tu ai trouvé cet épilogue plus touchant que triste =p
    par contre, même si c’est posté sur mon blog, ce chapitre (comme tous les autres) on été écrit à deux ! mais vraiment vraiment à deux x) donc remerci aussi Vanou, ça sera gentil ^^
    <3

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